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Les institutions majeures de la ville
sont dans le centre de Tel-Aviv comme le siège de l’Orchestre philharmonique d’Israël et d’Habima, le théâtre national , le
musée d’art de Tel-Aviv, le nouvel opéra israélien, la principale bibliothèque municipale, la mairie, le palais de justice, trois centres commerciaux, de nombreuses boutiques, cafés
et restaurants bien connus. On y trouve plusieurs places (Kikar) : Kikar Rabin, Kikar Dizengoff, Kikar Masaryk, ainsi que trois boulevards et la marina. La plupart des sections résidentielles du
centre sont considérées huppées, plus pour leur situation géographique que pour leur esthétique.
Le centre de la rue Dizengoff et le boulevard Ben
Gurion
Au début des années 1950 jusqu’au milieu des années 1970, le centre de la rue Dizengoff était l’un des endroits les plus courus pour aller au café, faire les boutiques et se balader. Les poètes, les écrivains et les journalistes se retrouvaient dans des cafés désormais vétustes qui étaient autrefois des incontournables. Le verbe lehizdangef, construit à partir du nom Dizengoff, décrivait l’action de se promener sur la rue la plus longue de Tel-Aviv. Des décennies plus tard, le verbe est devenu totalement démodé et le centre de Dizengoff n’est plus ce qu’il était. Mais il reste un noyau d’activités aux possibilités nombreuses.
Nommé d’après le nom du premier Premier ministre israélien, Le boulevard Ben Gourion est résidentiel. La petite maison carrée de Ben Gourion est aujourd’hui un musée. Le boulevard est agréable entre la plage et Kikar Rabin. Il compte quelques sculptures modernes “intéressantes” d’artistes locaux sur l’allée centrale. Ce qui nous mène à un nouvel exemple de plan urbain des années 1970 le Kikar Atarim. La place, étonnamment laide au pied du boulevard, domine la plage et la marina. L’unique rédemption de Kikar Atarim est sa vue. Conçu à l’origine pour être un centre commercial, Atarim a été délaissé sans jamais être achevé. Quelques restaurants à touristes ont investi la place. Comme pour le pont pédestre de Dizengoff, la rénovation de Kikar Atarim est en projet, dès que les fonds seront trouvés ainsi qu’un accord entre les résidents et la municipalité. Tous les samedis après-midi, en été comme en hiver sauf intempéries, des danses folkloriques israéliennes prennent place sur la promenade en bas des escaliers face à la mer.La marina, avec ces yachts rutilants, est charmante. Dans la mesure où Tel-Aviv bénéficie d’un climat ensoleillé la plupart du temps, vous aurez sûrement envie d’acheter une glace et de contempler la vue.
Boulevard Chen, Kikar Rabin, Kikar Masaryk et boulevard Ben
Zion
Habima, le complexe tout récemment rénové qui abrite l’Orchestre philharmonique d’Israël et le théâtre national, est le point de contact entre les boulevards Ben Zion et Chen, à peu près perpendiculaires. S’ils ne sont pas d’une importance cruciale en termes architecturaux ou historiques, il est très agréable de se promener ou de faire du vélo sur ces allées résidentielles ombragées. Le boulevard Chen mène d’Habima à Kikar Rabin. Ses bancs sont occupés la plupart du temps par un échantillon typique de la population du quartier, notamment des octogénaires infirmes accompagnés de leur aide-soignant ou des mères avec leurs bébés. Le boulevard est tranquille presque tous les jours, sauf en cas de manifestation sur Kikar Rabin. La signification de Kikar Rabin réside dans son histoire et sa raison d’être, plus que dans son apparence. Son nom d’origine était Les Rois d’Israël (Malkhei Israël), mais la place a été renommée après l’assassinat de l’ancien Premier ministre Itzhak Rabin lors d’un rassemblement pour la paix, sur le Kikar. Un monument, comprenant un diagramme des derniers mouvements de Rabin, se trouve sous les marches de la mairie. Les Israéliens se regroupent sur Kikar Rabin pour célébrer des événements nationaux, porter le deuil ou écouter des concerts. C’est un monument national du meilleur genre, vivant et utilisé à bon escient.
Situé à quelques pas de Kikar Rabin, on trouve Kikar Masaryk. Il est nommé d’après Thomas Masaryk,
le premier président de la Tchécoslovaquie. Ces dernières années, des stylistes israéliens ont ouvert des boutiques autour de la place, contribuant à lui insuffler une atmosphère raffinée. On y
trouve également de bons cafés, donnant sur le petit parc de la fontaine. L’ambiance de Kikar Masaryk a un côté typiquement local, décontracté, chic et urbain. C’est un endroit agréable
pour souffler, faire du lèche-vitrine, se promener et boire un café.Le
boulevard Ben Zion mène d’Habima à la rue Hamelekh George, où il se transforme en rue Bograshov en direction de la mer. Vous trouverez le Dizengoff Center en tournant à droite sur Hamelekh George
et en continuant jusqu’au coin de la rue. L’intersection des rues Hamelekh George et Bograshov est plutôt bruyante, mais si vous avez vraiment besoin de faire une pause, un bon café se trouve au
coin de la rue.
Gan Ha'ir at la rue Ibn
Gvirol
Juste derrière le bâtiment de la mairie se trouve le centre
commercial Gan Ha’ir (jardin de la ville). A son ouverture dans les années 1980, Gan Ha’ir était considéré comme le centre de shopping d’une élite urbaine. Ce n’est plus le cas. On y trouve
encore quelques magasins élégants et chers, mais son image de luxe est dépassée. La meilleure illustration en est peut-être le café hongrois, Yehudith. Un petit groupe de dames octogénaires
parlent l’allemand et le hongrois en buvant un café avec de la chantilly pour accompagner leur strudel. Yehudith ressemble à un endroit d’avant-guerre de la Mitteleuropa. C’est une véritable
machine à remonter le temps. La nourriture y est au mieux médiocre, le café est pire encore et le service abominable. Mais la clientèle de Yehudith reste fidèle, envers et contre tout.
La section d’Ibn Gvirol en face de la mairie est un assemblage incohérent de commerces allant de boutiques chic à des magasins ternes, démodés, où l’on trouvera de bonnes chaussures orthopédiques
ou des sous-vêtements thermaux. Cependant, la rue a connu une rapide évolution ces dernières années. La municipalité a récemment élargi la chaussée, des boutiques de mode, des cafés et des
restaurants ont remplacé les commerces poussiéreux et désuets. Malgré la cacophonie produite par les autobus et les klaxons des chauffeurs de taxi, Ibn Gvirol est un endroit agréable pour se
promener, boire un café et faire les magasins. Le quartier autour de la rue Dubnov, qui est une ligne vaguement parallèle à Ibn Gvirol, est considéré huppé, plus d’ailleurs par sa population que
pour une quelconque valeur architecturale. Conçu et construit dans les années 1950 pour courtiser les Juifs américains qui n’avaient pas fait l’effort d’immigrer, il ressemble à une cité-jardin,
avec de généreux plots de terre et de nombreux coins verts autour des résidences, ainsi qu’un grand parc bien entretenu.
Boulevard King Saul (Shaoul Hamelekh)
Le boulevard Shaoul Hamelekh est long et impersonnel. Il manque du charme d’autres boulevards plus étroits et bordés d’arbres. C’est plus un dégorgement de trafic routier qu’une destination en soi. Mais on y trouve le musée de Tel-Aviv d’art moderne, ainsi que le nouvel opéra israélien, la branche principale de la bibliothèque municipale et un cinéma d’art et d’essai. Le musée d’art moderne n’est pas particulièrement un bel édifice mais il abrite de très bonnes expositions permanentes et temporaires. Les artistes israéliens les plus connus y sont présentés. Des expositions interactives et des concerts sont organisés pour les enfants.
Carlebach. Ha’hashmonaïm. Haarba'a
La cinémathèque, le centre principal de cinéma alternatif de la ville, se trouve sur la place de la rue Sprinzak, où Ha’hashmonaïm, Haarba’a et Carlebach se rejoignent. La placette est bordée de bancs à l’ombre d’arbres, rendant l’endroit très agréable pour s’asseoir et respirer. Le cinéma projette une grande variété d’œuvres de réalisateurs du monde entier, des films cultes et des tentatives underground israéliennes. Un programme bilingue (hébreu anglais) est disponible à l’entrée. Il abrite également un café et des concerts de jazz les vendredis après-midi. Sur la rue Haarba’a, on trouvera pléthore de bons restaurants et de pubs. C’est une destination populaire pour les déjeuners d’affaires et les sorties en ville. La rue Ha’hashmonaïm subit des changements majeurs. Pendant des années, des marchands de falafel, des magasins et des restaurants occupaient l’un des trottoirs. Un marché de quatre saisons avait élu domicile en face. Récemment, la municipalité a décidé de le déplacer pour faire place à un grand complexe de logements de luxe. La construction de ce projet controversé a déjà commencé, démontrant la croissance et le développement rapide de Tel-Aviv. La rue Carlebach (prononcer Carlibakh) est ainsi nommée d’après Azriel Carlebach, le fondateur du journal MAARIV . Le bâtiment du journal se tient toujours à son emplacement d’origine. Le reste de la rue n’a pas meilleure allure. On y trouve quelques cafés miteux, un ou deux pubs et un karaoké, où certains pousseront la chansonnette sur de vieux tubes israéliens démodés. Carlebach est le genre de rue que vous ne regretterez pas d’avoir loupée.
Le centre Azrieli
Le centre Azrieli est l’un des endroits les plus connus
de Tel-Aviv. Construit en forme de cercle, de carré et de triangle, les tours Azrieli ont été, pendant une brève période, les buildings les plus élevés du Moyen-Orient, jusqu’à ce que le boom des
constructions massives de Dubaï laisse Tel-Aviv à la traîne. Les trois premiers étages de la tour arrondie sont occupés par un centre commercial à l’américaine, avec un multiplexe, un club de
sport et des fast-food, sans caractère israélien particulier. La raison principale d’une visite au centre Azrieli est le panorama de la plateforme d’observation au 49e étage. Quand la vue est dégagée, on peut voir la côte jusqu’au royaume Hachémite de
Jordanie, et à l’est, les collines de Judée.
Le jardin Sarona
A l’opposé du centre Azrieli se trouve le jardin Sarona, récemment rénové. Ancienne colonie de templiers devenue un village agricole, Sarona a été établi en 1871 par des pèlerins allemands venus s’installer en Terre sainte. Les habitations individuelles de pierre sont des structures classiques de templiers. Elles ont été négligées pendant des années. Récemment, la municipalité a reconnu leur valeur architecturale et les a restaurées. Le projet est de faire de Sarona une zone commerciale qui mêlerait les nouveaux bâtiments aux structures restaurées des templiers, avec des allées bordées de palmiers et des terrasses de cafés venant compléter le concept d’oasis urbaine. Les plans montrent qu’une grande attention a été prêtée pour préserver les arbres d’origine et pour mêler l’ancien au nouveau, tout en respectant le passé et l’avenir.


