Partager l'article ! FLORENTINE...: Quartier Florentine... Fondé en 1927 par une famille juive séfarade de Salonique, Florentine était à ...
Florentine était à son origine un quartier de classe
moyenne pour les artisans et les commerçants immigrés de Grèce et de Bulgarie. Avec la migration rapide vers les banlieues, Florentine a été négligé jusque dans les années
1960.
Le déclin de Florentine a semblé connaître un
revirement au début des années 1990, quand Eytan Fox link, le réalisateur de Yossi et Jagger, Tu
marcheras sur l’eau et The Bubble a créé une série télévisée nommée d’après le nom du quartier. Le succès de la série, qui présentait un groupe d’artistes d’une vingtaine d’années
vivant l’existence tranquille et urbaine d’une version levantine du Village de New York. Certains ont craint que le quartier allait s’en trouver immédiatement
embourgeoisé.
Quinze ans plus tard, Florentine est sur le point de subir des changements
majeurs – mais son avenir est toujours incertain. Les résidents sont une combinaison intéressante de Bobo (bohèmes bourgeois) et de classe ouvrière. Les magasins de meubles et d’accessoires
d’intérieur ont ouvert leurs portes ces dix dernières années, le long des rue Frenkel et Wolfson, faisant de Florentine la destination préférée des architectes d’intérieur. En même temps, des
bâtiments de luxe pullulent dans le quartier. Mais Florentine n’a connu aucun investissement significatif dans les infrastructures de base comme les parkings, l’amélioration de la chaussée ou les
transports publics. Florentine est le lieu de la nuit underground. Son apogée se situe dans les rues Vital et Florentine avec leurs bars de jazz, leurs bars à whisky, leurs cafés
populaires et leurs restaurants huppés.
Mais le feu de l’action se trouve en marge de
Florentine. Prenez le bar gay ShaMa au 68, rue Herzl, au coin de la rue Wolfson, par exemple. Ou bien le bar Hudna (trêve en arabe), au 13, rue Abarbanel. Shiraleh, au 18, rue Yedidyah Frenkel,
est un charmant petit café doublé d’une galerie d’art. D’autres parties de Florentine restent traditionnelles. Le marché haut en couleurs de la rue Levinsky suinte d’authenticité. Vous pouvez
tout y trouver, des épices exotiques et des fruits secs aux pains plats turcs fraîchement cuits, ainsi que des pâtisseries fourrées de fromage blanc. La plupart des marchands sont des Juifs du
Bassin méditerranéen. Ils continuent de se parler en ladino (judéo-espagnol). On trouve quelques excellents restaurants perses et turcs le long de Nachalat Binyamin, entre les rues Jaffa et
Levinsky, qui valent le détour, en particulier si vous êtes en recherche de couleur locale. Partager votre table aux heures de pointe est la norme de ces restaurants levantins sans prétention.
De nombreuses rues de Florentine sont vouées à un seul produit, comme les
meubles de chambres à coucher, les accessoires de cuisine, les vêtements bon marché ou les luminaires. Quelques rues sont consacrées à un seul artisanat, comme la charpenterie ou la restauration
de meubles. Les marchands locaux se connaissent depuis des décennies. Nombre d’entre eux se repassent leur commerce d’une génération à l’autre. Malheureusement, la culture traditionnelle de
Florentine est sur le point de disparaître. Les familles de commerçants en sont à la troisième génération. Nombreux sont ceux qui, parmi la nouvelle lignée, ont décidé de quitter le métier.
Néanmoins, la municipalité essaie de pousser les vendeurs en gros vers la sortie, parce qu’ils sont trop nombreux. Pour le moment, les marchands ont réussi à s’opposer à ce mouvement, mais la
municipalité va probablement avoir gain de cause. C’est véritablement le moment de visiter Florentine afin d’assister à ces dernières années prospères et pleines de
vie.

