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Certaines parties du centre de Tel-Aviv ont été “amochées” durant les années
1970. Kikar Dizengoff et Kikar Atarim sont de bons exemples de ce qu’on peut appeler avec indulgence des “erreurs d’aménagement urbain”, ou, plus
crûment, de la dégradation urbaine. D’autres parties ont été récupérées durant les années 1980 et au début des années 1990, comme le tronçon est du boulevard Shaoul Hamelekh (Boulevard King
Saul). D’autres encore sont restées intactes, identiques à ce qu’elles étaient dans les années 1940. Un bon ravalement leur ferait le plus grand bien. Le centre de Tel-Aviv n’est pas le secteur
le plus beau ou le plus riche en histoire. On y trouve tout de même de nombreux exemples du style d’architecture internationale. C’est aussi un bon endroit pour sentir le rythme de la ville et
son style de vie. Au début des années 1950 jusqu’au milieu des années 1970, le centre de la rue Dizengoff était l’un des endroits les plus courus pour aller au café, faire les boutiques et se
balader. Les poètes, les écrivains et les journalistes se retrouvaient dans des cafés désormais vétustes qui étaient autrefois des incontournables. Le verbe ''lehizdangef '''construit à partir du
nom Dizengoff, décrivait l’action de se promener sur la rue la plus longue de Tel-Aviv.
Kikar Dizengoff, pont pédestre arrondi planté en son milieu d’une fontaine multicolore, est un bon
exemple de l’architecture moche des années 1970 évoquée ci-dessus. Le sculpteur cinétique de renommée internationale Yaacov Agam, qui a récemment organisé une rétrospective en Europe, a conçu et
créé cette fontaine, symbole de l’eau et du feu. Les intentions de la municipalité étaient bonnes : alléger le flux du trafic routier sous le pont en enrichissant l’héritage culturel de la
ville. Malheureusement, il n’y a jamais eu suffisamment de fonds pour entretenir la place, qui est devenue l’une des plus grandes controverses de Tel-Aviv. Le projet de la détruire pour la
rebâtir est en discussion, sans savoir comment elle doit être reconstruite. Certains veulent revenir à la place d’origine, qui était à même le sol… C’est sans compter les problèmes de trafic
routier qui en résulteraient. Le pont a sapé l’activité commerciale de cette partie de Dizengoff. C’est aujourd’hui un endroit où les punks se retrouvent la nuit. La journée, les personnes âgées
se reposent de leur promenade. Les musiciens ambulants jouent pour ramasser quelques shekels. Les mardis et vendredis, le marché aux puces s’installe sous le pont.
Si vous cherchez les vinyles d’un chanteur pop oublié des années 1970, ou une bonbonnière ancienne,
vous avez une bonne chance de les y trouver. Le Dizengoff Center, le premier centre commercial d’Israël, a été construit dans les années 1970 à l’angle des rues Hamelekh George et Dizengoff. S’il
a été dépassé en matière d’élégance et de choix par des centres plus récents dans les banlieues nord de Tel-Aviv, il reste un endroit pratique pour faire les boutiques. Le Dizengoff Center est un
autre exemple classique de l’“architecture israélienne moche” des années 1970, mais ses bonnes vibrations le rendent convivial.Toutes les chaînes de fast-foods populaires, ainsi que deux
succursales israéliennes de café et deux multiplexes se trouvent dans le Center. Le Kolnoa Lev à l’étage supérieur donne dans le cinéma européen alors que les salles des étages inférieurs
projettent des succès hollywoodiens récents.Tous les vendredis c’est la foire internationale de la nourriture au Dizengoff Center. Dans les couloirs du centre commercial sont disposés des étals
de plats préparés, des spécialités du Maroc à la Chine.


